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Les derniers chiffres et tendances

C’est officiel ! Quasiment -20% de baisse des ventes à Paris et les achats de maisons en forte hausse également en cette fin d’année. Voici les tendances du marché de l’immobilier.

Les ventes de maisons ont, comme par hasard, aussi augmenté de 20 % et c’est un chiffre très important ! Il faut noter que début 2021 nous apportera des chiffres exacts et nous permettra de lisser les données de la reprise soudaine d’après confinement. 

On note une augmentation des emplacements avec forte concentration d’acquéreurs accompagnée d’une pénurie d’offres. Ces emplacements sont principalement les villes de taille moyenne situées entre 1h et 2 heures de Paris que ce soit via le train ou en voiture.

Parmi ces villes, nous pouvons notamment citer :  

Meaux, Orléans, Reims, Troyes, Versailles, Dreux, Evreux, Chartres, Etampes, Compiègne, Vernon, Le Mans, Tours, etc.

Force est de constater que les citadins ont réfléchi et réfléchissent encore à leur mode de vie et notamment au cadre qu’ils proposent à leurs enfants, à leur famille. C’est une vraie remise en question chez les couples avec enfants ayant la flexibilité de l’emploi ou des possibilités d’aménagement du temps et du lieu de travail grâce notamment à la démocratisation du télétravail, et ce, que celui-ci s’effectue à temps plein ou à temps partiel (3 jours sur 5 par exemple). Ce changement fera petit à petit du télétravail une norme alors que jusqu’à présent, il s’agissait de l’exception. 

A votre avis, l’exode urbain de 2020-2021 ne fait-il que commencer ou bien est-ce un mode passagère due au traumatisme du confinement ? 

La question de l’offre sur les différents marchés

Pour réponde à cette question, regardons ce que les professionnels de la vente immobilière nous disent. Century 21 et La Forêt font part de leur crainte d’avoir trop de demande et pas assez de biens à proposer dans certaines régions : ce qui étaye l’exposé ci-dessus. C’est la loi du marché (peu d’offre, beaucoup de demande) qui crée un flux tendu sur les transactions. Cela ne va pas dans le sens d’une baisse des prix.

Sauf peut-être en ville mais rien n’est moins sûr car une stagnation est plus probable qu’une baisse, les vendeurs se laissant plus de temps que d’habitude pour vendre et certains autres profils d’acquéreurs ou investisseurs restant quand même intéressés par les beaux immeubles de standing haussmannien (ou autre biens immobiliers placés en centre-ville). 

Néanmoins les dossiers sont encore plus prisés car aux dernières nouvelles les prix au mètre carré atteignent encore entre 10.000 et 14.000 euros en moyenne. Comme expliqué plus haut, il convient d’attendre début 2021 pour se prononcer sur une baisse éventuelle des prix surtout dans ce contexte incertain.

De l’autre côté du périphérique Parisien, les transactions concernant des maisons sont en hausse de 19,6 %. Ce qui est déjà rare le devient encore plus ! C’est dans le Val-d’Oise, la Seine-et-Marne et l’Eure-et-Loir que le marché est le plus dynamique et un secteur comme les Yvelines, déjà assez prisé, y gagne encore plus en visibilité.

On assiste donc à une sorte de rupture assortie d’une prise de conscience que la course métro-boulot-dodo ne doit pas être un mode de vie et que le (bon) temps est une donnée précieuse que l’on a souvent négligé. Ce sera donc certainement une tendance durable qu’il faudra confirmer les prochains mois. 

Et les investissements dans tout ça ?

Côté investisseurs, les maisons individuelles avec jardin proche de tous commerces deviendront peut-être les studios proche des universités dans un avenir proche. Nous avons récemment consacré un article dédié aux avantages et inconvénients de l’investissement en zone rurale.

La démographie est l’un des arguments allant dans ce sens car les cadres supérieurs ne sont pas les seuls profils à se porter acquéreurs immobiliers. Les pré-retraités disposant déjà d’un patrimoine immobilier peuvent aussi disposer du financement nécessaire, sans même devoir passer par la case du prêt immobilier. Et cela fait encore grandir les flux « migratoires » ou du moins une évolution générale du marché immobilier dans différentes directions et à différents emplacements géographiques.  

Le télétravail cité plus haut comme une tendance permet déjà de justifier un achat plus loin de la capitale mais la location y trouve également son compte.  Ce qui donne des idées aux investisseurs en immobilier locatif (voire même saisonnier).

En effet, la logique des locataires est la suivante : pourquoi supporter les coûts de vie prohibitifs des grandes villes à un moment où la crise économique va amener de nombreux ménages à réduire leur train de vie ? Les grandes villes ne sont pas connues pour leur coût de la vie peu cher. 

Vendre l’Ile de France et acheter les petites villes à moins de deux heures de Paris est depuis quelques années une idée intéressante et devient de plus en plus une réalité concrète dans l’esprit des investisseurs sur le marché de l’immobilier. 

Témoignage des notaires

Le figaro a récemment recueilli les impressions du président du Conseil supérieur du notariat dans un article.

Selon eux, on se dirige « Vers une accalmie de la hausse générale des prix, selon les avant-contrats des notaires » . Notez que par « avant-contrat, on entend compromis de vente ou promesse de vente. L’analyse de ces documents précédent l’acte définitif indique une accalmie de la tendance générale haussière de ces dernières années. 

En effet, l’évolution des prix se fait toujours à la hausse en France métropolitaine au 1er semestre 2020 mais de manière plus modérée, tant pour les appartements (+1,1 % contre +2,3 % l’année dernière), que sur celui des maisons (+0,3 % contre +1,5 %), 

Même si ces indicateurs doivent être considérés avec prudence compte tenu, notamment, du plus faible nombre d’avant-contrats enregistrés pendant la période de confinement. On peut se poser la question suivante : Les prix peuvent-ils encore évoluer à la hausse ou à la baisse ?

Oui et non, ce qui est surtout frappant, c’est la hausse des prix des maisons (+4 %) qui tend à rattraper la hausse des appartements (+5%) alors que l’écart se creusait ces dernières années.

On assiste donc à un rééquilibrage entre les transactions sur maisons et les appartements ainsi qu’à un rééquilibrage entre les zones rurales et urbaines. Une sorte de remise à zéro de l’immobilier ou du moins une remise en question de nos certitudes passées sur le marché.

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