fbpx

Crédit immobilier : un marché bouleversé en 2021 ?

Les nouveaux besoins des ménages et le dynamisme du marché de l’immobilier rural et des villes de taille moyennes a été exacerbé au cours de l’année 2020. Envie d’ailleurs, envie de vert. Plus de libertés, moins de contraintes. 

Le logement est devenu la priorité n°1 des français et comme plus de 80% des transactions immobilières se font à crédit, nous décidons de jeter un coup d’oeil aux prévisions pour l’avenir proche de ce marché spécifique. 

Facilité de crédit : bilan des 6 premiers de 2021 

L’acquisition immobilière atteint de nouveaux records grâce à la souplesse des établissements bancaires. 

Quelques chiffres parlants : 

  • 110 milliards empruntés, de quoi ravir les agents immobiliers 
  • entre 0,45% et 1,35% sur les taux d’intérêts de quoi ravir les acquéreurs et investisseurs immobiliers 
  • 20% de crédits supplémentaires en volume de trimestre en trimestre
  • 39% d’endettement pour les bons dossiers contre les 33% traditionnellement puis 35% récemment 

Un cocktail détonnant qui a déjà permis de dépasser la barre des 1 million de transactions immobilières en 2019 et en 2020. L’année 2021 s’annonce aussi prometteuse à mi-parcours mais certaines craintes se font ressentir. 

La crainte d’une bulle immobilière

Assister à une crise de l’ampleur de la bulle financière et en particulier immobilière, quinze ans après la crise des « subprimes » n’est pas impossible. 

Les politiques d’impression monétaires et l’octroi de crédits qui en découle et qui se multiplient sont la principale raison de cette crainte de bulle immobilière. 

Les niveaux de prix mis en parallèle avec l’inflation anticipée sont au moins aussi élevés qu’à cette même époque. La hausse des prix généralisée, qui se répercute sur le portefeuille des français, a aussi tendance à faire augmenter le prix des loyers. Hausse du niveau de vie et adaptation des propriétaires fonciers (même si les règlementations ne permettent pas tous les abus à ce niveau-là).

Hausse des loyers peut aussi aller avec hausse des prix à l’acquisition car il ne faut pas oublier les investisseurs immobiliers qui effectuent leurs opérations patrimoniales et locatives en fonction de la rentabilité qu’ils peuvent obtenir. NB : le phénomène inverse peut avoir une conséquence totalement différente. 

  • Exemple : 

> Plafonnement des loyers > baisse des loyers > augmentation des prix de vente (ou niveau égal des prix)  > investisseurs moins nombreux > moins de transactions > baisse des prix pour ajuster

Mais nous ne sommes pas encore dans cette situation actuellement. 

  • Exemple n°2

> augmentation des taux d’intérêts > moins de crédit octroyés > acquéreurs moins nombreux > même niveau de transactions ou moins de transactions > baisse des prix pour ajuster ou pour vendre plus rapidement

On voit bien ici que le même phénomène peut avoir une autre cause au départ.

Vers des restrictions sur les prêts bancaires à venir ? 

Les courtiers préviennent néanmoins à propos d’une éventuelle augmentation des critères et d’un changement dans les recommandations du haut conseil de stabilité financière (HCSF). Ce même Conseil avait permis des seuils de dépassements simplifiés pour les bons dossiers d’emprunt en fin d’année 2020.

Dans le viseur des experts et des régulateurs, la protection du consommateur à long terme et les risques du surendettement. Peut-être allons-nous prévenir plutôt que guérir cette fois-ci et ne pas reproduire les erreurs des crises précédentes comme aux Etats-Unis en 2008 (pas si loin que ça)
Si les prévisions se produisent on peut anticiper une stagnation des transactions immobilières et une stagflation des prix

En effet, les recommandations du HCSF peuvent se transformer très prochainement en une règle juridique applicable qui touche tous les acteurs de l’immobilier du côté acheteur ou du côté vendeur. 

En réalité cela dépendra beaucoup des études de dossier au cas par cas. Les banques les plus prudentes jusqu’à présent bénéficieront encore d’une certaine marge de manoeuvre tandis que celles qui sont déjà à flux tendu devront resserrer les vis. 

L’immobilier n’a pas encore livré tous ses secrets et les chiffres de l’année 2021 auront beaucoup de surprises encore, les tendances se confirmeront-t-elles par l’observation sur le terrain ? Nous verrons cela très prochainement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *